Dissolution des conseils communaux : la réaction de l’ex vice-maire de Labé

0

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous maintenant.

Quelques heures après la dissolution des conseils communaux du pays, par le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, les réactions sont légion à travers le pays. A Labé, les acteurs concernés par la situation, n’ont pas été en marge de cette réalité. Interrogé,  le désormais ex vice-maire de la commune urbaine de Labé, en sa qualité de porte-parole du bureau fédéral de l’UFDG, n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur les autorités.
« Nous attendions ça depuis longtemps, puisque comme vous le savez avec l’ancien ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, M Mory Condé, des listes devant servir à la mise en place des délégations spéciales avaient été préparées et envoyées à Conakry. De toutes les façons, les mandats des conseils communaux étaient déjà terminés depuis 2023, c’était un mandat de 5 ans, c’est tout à fait normal, mais on s’attendait à ce qu’on organise les élections. Les conseillers qui étaient là, c’étaient des conseillers qui étaient élus au suffrage universel. Dans les conditions normales, on ne peut pas, dans un pays normal, les remplacer par  des délégations spéciales. Je suis vraiment déçu, dans ce pays on ne fait que régresser la démocratie.  Nous sommes dans une transition bien sûr mais on ne peut pas remplacer des élus par des délégations spéciales. Ces conseils communaux étaient les seules références qui restaient dans ce pays-là, puisque ils ont dissous l’assemblée nationale, la constitution et plusieurs institutions, pour imposer d’autres personnes » affirme Mamadou Aliou Sampiring Diallo.
Pour notre interlocuteur, la logique dans laquelle le CNRD s’inscrit, ne fait  l’ombre d’aucun doute, qu’ils cherchent à faire proroger la transition.
« Vous n’êtes pas sans savoir que toutes les élections devraient se tenir en 2024, pour qu’on sorte de cette transition. Pour gagner du temps, ils nous parlent aujourd’hui de référendum. Nous avons écouté le Premier ministre la dernière fois sur RFI, il avait dit que c’est seulement le référendum qui peut se tenir cette année. Ce qui veut dire que toutes les élections ne pourront se tenir qu’en 2025. Il y a déjà eu un glissement de calendrier. Ils ne pourront pas respecter les promesses faites aux institutions internationales comme la Cedeao. Le chronogramme de la transition ne sera pas respecté », conclut l’ancien vice-maire de Labé.
Tidiane Diallo

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous maintenant.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus

Open chat
Mediaguinee.com
Avez-vous une information à partager?
Besoin d'un renseignement?
Contactez Mediaguinee.com sur WhatsApp