Procès du 28 sept/Samba Barry à la barre: « chaque jour, nous recevions 50 coups de fouet. Mon neveu est toujours porté disparu »

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Bastonné et insulté et obligé de regarder le soleil, 5 jours durant, au camp Koundara, Mamadou Samba Barry qui n’a pas retrouvé son neveu depuis les événements douloureux du 28 septembre 2009, était hier lundi 09 octobre, devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry pour donner sa version des faits et expliquer au tribunal les tortures qu’il a subies dans un camp militaire de Conakry, situé à Kaloum, au bord de l’océan atlantique.
M. Barry qui dit être devant ce tribunal criminel pour des faits d’injures, de bastonnades,…et la disparition de son neveu Amadou Korka, commerçant, marié et père de 2 enfants, a en langue nationale pular expliqué au tribunal que dans la pièce où il était détenu il y avait 26 personnes au total avec lui. Durant 5 jours ils ont reçu beaucoup de formes de torture.
À en croire cette partie civile, c’est  après avoir échappé à la mort au stade du 28 septembre qu’il était sorti pour rechercher les membres de sa famille et il s’est rendu dans plusieurs postes de gendarmerie et de police où ils ont retrouvé certains,  qu’il a décidé de se rendre au camp Makambo. « Nous avons pu échanger à travers le téléphone de mon neveu disparu que détenait un béret rouge, au camp Koundara. Et au camp c’est celui qui détenait le téléphone qui nous a reçu mais je ne connais pas son nom » a-t-il rappelé avant de renchérir que lors de sa détention au camp Koundara ex camp Makambo il avait reconnu « Sergent Paul Mansa Gulavogui qui était là-bas et un aute surnommé Tanéné »
Mamadou Samba Barry de poursuivre:  « Le jour où nous avons été pris, c’est des femmes qui nous versaient de l’eau chaude. Chaque jour nous recevions 50 coups de fouet. Et lorsque Sergent Paul revenait étant soûl il nous disait de nous mettre en sardine, ce qui veut dire qu’on se superpose  l’un sur l’autre pendant plusieurs minutes…Sergent Paul avait même sa petite chambre là-bas où il envoyait même les femmes »
Pour finir, M. Barry a fait savoir que le jour où il a été relâché au camp Makambo aux environs de 1 h du matin il était en compagnie d’un de ses frères.  Et c’est celui qui a été la cause de libération d’un certain Abdoulaye Diallo qui a plaidé pour leur libération. Ils ont pris tout ce qu’ils avaient, excepté leur moto.
Christine Finda Kamano et Mamadou Yaya Barry 

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