Hôpital national Ignace Deen : remise officielle des services rénovés et équipés…

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Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique Dr Oumar Diouhé Bah a procédé hier mardi, 7 février à la remise des services rénovés du Centre hospitalier universitaire d’Ignace Deen que sont les urgences, la chirurgie et la pharmacie.
Dans sa déclaration, le ministre a déploré les conditions dans lesquelles il a trouvé ces lieux à sa prise de fonction en novembre dernier.
« Les conditions d’accueil n’étaient pas du tout acceptables. A ma prise de fonction, j’ai reçu des instructions claires et précises du chef de l’Etat,  le général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, président de la République, instructions relatives à l’amélioration des conditions de vie de nos populations, des conditions de traitement de nos populations dans les différentes structures sanitaires du pays. Ce qui a fait d’ailleurs que j’ai effectué des visites inopinées. La première visite inopinée a été faite ici à l’hôpital national Ignace Deen compte tenu de son histoire, compte tenu de sa proximité, compte tenu de sa situation géographique et stratégique.
J’ai préféré me diriger directement aux urgences comme tout patient d’ailleurs. Pour moi, les urgences constituent la vitrine d’une structure sanitaire. Après le service des urgences, j’ai été à la pharmacie et enfin au bloc opératoire. Malheureusement, les conditions d’accueil n’étaient pas du tout acceptables, nous avons trouvé des lits vétustes, des matelas déchirés, des toilettes qui coulaient à flot au bloc opératoire. Il y avait des poubelles remplies de seringues et de flacons.Toutes les conditions étaient réunies pour que quelqu’un qui arrive ici pour un palu ressorte avec une autre pathologie pourtant évitable. Je pense que c’est ce qu’il faut éviter maintenant. J’ai donné des instructions fermes pour que ces services-là soient immédiatement rénovés et je pense que ça a été fait nuit et jour. Les équipes ont travaillé, j’y passais régulièrement et aujourd’hui nous sommes là, je pense bien que ces services peuvent accueillir à partir de l’instant dignement, dans les normes, les patients qui viendront sur les 24h ou plus de 24h et c’est surtout ça le souhait. Ces services ont été équipés, vous avez des lits qui sont là, des toilettes… Ce qui reste clair c’est que les conditions aujourd’hui de travail ont été améliorées. Donc à vous personnel de veiller à ce que cela puisse nous amener à obtenir les résultats attendus par le chef de l’Etat, par le Premier ministre et par nos populations, les services qui sont là peuvent nous accueillir nous aussi, le service des urgences est ouvert 24/24. Du coup, n’importe qui peut se retrouver dans ce service là. Et avant cette rénovation,  moi personnellement j’aurais souhaité si quelque chose devait m’arriver que ça m’arrive ailleurs, pas ici. La dernière visite que j’ai eu à faire ici j’ai trouvé un corps, je suis ressorti, je n’étais pas heureux de constater qu’on a un compatriote qui est décédé, mais au fond de moi j’étais heureux de me dire que ce compatriote a trouvé un endroit où il y avait de la lumière, il y avait de la propreté,  il y avait de la fraîcheur. Ce compatriote a quitté donc la Guinée dans des conditions qu’on peut dire acceptables.C’est pas comme s’il était venu au moment où je venais moi-même dans l’obscurité, dans la chaleur où il y avait des moustiques et la saleté. Donc vous devez veiller à ce que ces endroits soient bien entretenus.
L’appel que j’ai à lancer d’ailleurs à toutes les structures sanitaires du pays, c’est de faire en sorte que le service des urgences qui constitue la vitrine de ces structures puisse répondre aux normes afin d’accueillir dignement nos compatriotes qui seront à tout moment, que le service des urgences puisse répondre aux normes. Il y a des fonds qui sont dédiés à ça, il y a des subventions, il y a des recettes. On doit être suffisamment responsable dans la gestion de ces fonds là. Ces fonds sont destinés à la population, il faut que ça arrive à la population, pas en distribuant de l’argent aux uns et aux autres mais en améliorant les conditions d’accueil des patients.
On n’a pas beaucoup de choses à offrir mais l’accueil et la propreté je pense que c’est le minimum qu’on puisse offrir à un patient qui est admis aux urgences. L’accueil n’a pas de prix, le sourire n’est pas payant mais il peut produire des effets. On dit ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Aujourd’hui, quand on voit un peu ce qui se passe dans nos structures, on se rend compte que nous-mêmes, nous travaillons dans des conditions inacceptables, on ne devait pas le faire. On vient trouver un bloc opératoire, vous avez la table d’opération moins d’un mètre,  vous avez une poubelle remplie de seringues, remplie de déchets médicaux.Il faut qu’on soit suffisamment responsable, je sais pertinemment que nous travaillons dans des conditions difficiles mais quelque part, il faut qu’on accomplisse nos devoirs pour qu’après on réclame nos droits. Sur les 24h on reçoit des appels d’insatisfaction des populations, il faudrait que les populations soient satisfaites, il n’y a pas que les autorités qui nous évaluent mais les populations aussi. Je tiens vraiment à la satisfaction des populations », a fait noter le ministre Dr Bah.
Pour le directeur national des Établissements hospitaliers publics et privés, Dr Balla Condé, « une structure de santé est d’abord pour accueillir nos confrères, nos parents, nos amis, bref toute la population de façon générale. C’est pourquoi, depuis sa prise de fonction, l’actuel ministre de la Santé, ici présent a mis un accent sur ce qui lui est cher mais qui est cher aussi au président de la transition, le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya. Il dit que nous devons tout faire , tout mettre en œuvre pour nous rapprocher de notre population mais aussi la rapprocher de son système de santé. Parce que nous avons trouvé qu’il y a un problème à ce niveau. Mais ce problème est très simple. C’est que nous, professionnels de santé, nous, praticiens hospitaliers, nous devons nous dire que les patients n’ont pas choisi de venir à l’hôpital par plaisir. Ils viennent pour se faire soigner. Et que de notre côté, nous devons mettre tout en œuvre pour essayer d’aller vers eux, les recevoir comme il se doit, comme si c’était des parents à nous, des frères à nous, les soigner comme il se doit et qu’ils repartent en bonne santé. Ça, c’est un.
Deuxièmement, il faut mettre un accent sur un élément très important. C’est de faire en sorte que ce bijou qu’on vous confie , qui est à votre portée que vous l’utilisez à bon escient. Faire en sorte que les pratiques hospitalières soient les meilleures possibles à travers notre façon de faire, d’agir et de donner les services de soins et surtout veiller à l’hygiène de l’hôpital ».
Prenant la parole, Mamadou Dady Baldé, Directeur général de l’hôpital Ignace Deen, a remercié le ministre pour ces efforts fournis : « vous avez, à juste raison, ciblé les urgences, rappelant ainsi qu’une des missions de l’hôpital public est l’accueil inconditionnel du malade, à toute heure du jour et de la nuit. Dans cette mission, les urgences sont certainement l’élément le plus emblématique. C’est la seule porte qui demeure ouverte et allumée toute la nuit. Les urgences sont la vitrine, le poumon de l’hôpital. Première image donnée par un établissement hospitalier, les urgences doivent être une porte d’entrée suffisamment attractive. La qualité du travail accompli aux urgences facilite la suite de la prise en charge des patients secondairement admis dans les services de soins, car les services d’urgences n’ont pas vocation à hospitaliser, mais, ils jouent un rôle de tour de contrôle.En plus des travaux effectués aux urgences, des aménagements ont été également faits au niveau de la pharmacie hospitalière afin de permettre une meilleure dispensation de médicaments de qualité à un coût abordable, quelle que soit l’heure d’admission du patient. Ces différents travaux donnent un nouveau visage à notre hôpital, et ont permis d’avoir au niveau des urgences médicales: 10 lits, 2 bureaux de médecins, une salle de soins infirmiers, une pharmacie d’urgence et 1 bloc de 4 toilettes, des équipements du mobilier, et de la literie ont été fournis. Au niveau des urgences chirurgicales: 8 lits, 1 bureau de médecin, 1 bureau pour les infirmiers, 1 bureau pour les anesthésistes, 2 blocs opératoires, une salle de stérilisation, un bloc de toilettes. Le pavillon situé au-dessus des urgences a été également réhabilité: toiture, bureaux, salles d’hospitalisation, toilettes.
La pharmacie a désormais plus d’espace pour le stockage et la dispensation des médicaments, et la possibilité d’élargir la gamme des produits aux spécialités, mais aussi aux dispositifs médicaux. La salle de réveil de la maternité a été également réhabilitée. Des travaux sont en cours au niveau de la buanderie de l’hôpital ». Félicitant le ministre pour cette initiative, le directeur général de l’hôpital dit fonder l’espoir que Dr Diouhé « ne va s’arrêter en si bon chemin, et que vous mettrez tout en œuvre pour relancer le projet de reconstruction ou de réhabilitation de l’hôpital Ignace Deen. J’invite les usagers et les professionnels à faire bon usage de ce bijou ».
Le ministre, avant de quitter les lieux, a visité tous les services et mis l’occasion à profit pour voir les malades.
Christine Finda Kamano 
622716906

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